
Solanum sp. montrant les anthères se terminant par des
pores, par Jerry Kirkhart, (CC BY 2.0), via Flickr. Photo recadrée
Pores terminant une anthère de Solanum, par Jim Conrad,
domaine public, via Wikimedia Commons.. Photo recadrée
Pollinisation d'une fleur de tomate, par ajcespedes,
licence (CC0 1.0) domaine public, via Pixabay. Photo recadrée
La pollinisation s'effectue lorsqu'un grain
de pollen est transféré, (souvent par un
pollinisateur) sur le stigmate d'une fleur de
la même espèce. Le pollen absorbe
l'humidité présente à la surface du
stigmate et germe. Le tube pollinique
descend le long du style jusqu'à l'ovaire et
libère deux spermes mâles. L'un ira fécon-
der l'ovule pour produire une graine,
l'autre se développera en endosperme, le
tissu nutritif qui entoure la graine.
Le plus souvent, lorsque le pollen est
mature, les anthères s'ouvrent et le pollen
Chez les abeilles la récolte du pollen est facilitée par la
présence de poils et de structures adaptées, mais aussi
parce que leur corps a une charge électrostatique positive
qui attire le pollen chargé négativement. La diminution de
charge négative d'une fleur qui vient d'être butinée est
perceptible par l'abeille qui va préférer aller vers une
Chez certaines plantes, les anthères se terminent par des
pores et le pollen doit être libéré activement. Certaines
abeilles, dont les bourdons, ont développé une technique
appelée sonication ("buzz-pollinisation"). La méthode
consiste à s'agripper aux anthères, à détacher les ailes des
muscles du vol, et à faire vibrer ces muscles à haute fré-
quence pour expulser le pollen à l'extérieur des anthères.
Vidéo à voir sur la sonication
Les abeilles connues pour être capables de sonication,
sont les bourdons, les andrènes, les Xylocopa, les
Halictus, Lasioglossum, Augochorella, Augochlora, et les
Agapostemons. L'abeille domestique (à miel) en est
incapable. Parmi les plantes qui doivent à être "buzz-
pollinisées" par des abeilles sauvages, il y a les éricacées
(canneberges, bleuets, …), les solanacées (tomates,
patates, aubergines, …) et certaines légumineuses.
Il n'y a pas que ces plantes qui dépendent des
pollinisateurs. Les arbres fruitiers sont typiquement auto-
incompatibles et dépendent des pollinisateurs. Même
chez les plantes auto-compatibles, la pollinisation croisée
améliore grandement le taux de fécondation, ainsi que la
formation, la grosseur et le rendement des fruits.
Les sources de pollen favorisées par les abeilles se
modifient avec les nutriments recherchés. En automne,
quand il y a moins de plantes disponibles, les abeilles
visitent aussi les flaques d'eau, les bains d'oiseaux et les
tas de compost pour satisfaire leurs besoins en minéraux.
Abeilles et bourdons Page 13