
Guêpe tiphiide par Tom Murray, licence (CC BY-NC-ND 1.0)
Fourmi avec pucerons ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
◾ Les scolioïdes (superfamille) comprennent
• les tiphiidés (guêpes parasites)
• les formicidés (fourmis)
Les guêpes de la famille des tiphiidés sont des
parasitoïdes qui pondent sur ou dans une proie et
n'alimentent pas leurs larves. Parmi les insectes,
introduits dans les années 20, pour combattre le scarabée
japonais, il y avait une guêpe tiphiidés, Tiphia vernalis, qui
s'attaque efficacement à leurs larves. Elle réussit bien
dans certaines régions des États-Unis, mais est plus lente
à s'établir que la mouche parasitoïde Istocheta aldrichi.
• Formicidés (famille des fourmis)
Chez les fourmis, il n'y a que le stade reproducteur qui
soit ailé. Il y aurait une centaine d'espèces au Québec. Ce
sont les animaux les plus abondants sur terre. Elles sont
partout. Elles vivent toutes en colonies, formées d'une ou
de quelques reines, de mâles et d'ouvrières stériles.
Le nid est initié par une reine fécondée lors d'un vol
nuptial préalable. Tandis que les mâles meurent après ce
vol, la femelle (reine) fécondée se débarrasse de ses ailes,
creuse un trou et pond. Elle s'occupe elle-même des
premières larves qui prendront bientôt la relève. Ces
reines sont des reproductrices. Elles ne sortent plus et
peuvent pondre, à partir de la même réserve de sperme,
Éventuellement, la colonie grossit et se complexifie. Les
tâches sont multiples : nourrices, éboueuses, soldats,
maintenance, éclaireuses, réservistes, etc.. Comme chez
les abeilles, les jeunes assument le travail au cœur du nid,
tandis que les plus vieilles assument le travail à
l'extérieur. Personne ne dit à personne quoi faire. Des
études montrent que la coordination du travail se fait par
contact des antennes. Ce serait le rythme et la fréquence
des contacts avec les différents types de travailleurs qui
indiqueraient où sont les besoins.
Les fourmis sont souvent carnivores ou détritivores. Cer-
taines consomment des graines, des racines ou des cham-
pignons qu'elles cultivent. D'autres élèvent des pucerons
pour le miellat, et bien souvent, les plantes sont ainsi
protégées des autres ravageurs. Elles semblent bien
dérangeantes, mais sont souvent utiles car elles sont
prédatrices d'œufs et d'insectes nuisibles. Elles servent de
nourriture à la petite faune, participent à la pollinisation,
ainsi qu'au recyclage des matières organiques. Avec les
termites (plus au sud), elles ont un rôle indispensable
dans l'aération des sols arides, typiquement dépourvus de