Jardiner dans un
monde en mutation
4. Les guêpes et fourmis
(Les habitants 3)
préparé par Sylvie Machabée
Les Vivaces de l'Isle (vivaces.net)
Version 1.3, janvier2019
© Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Guêpes du jardin Page 1
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)_4214
De nombreux insectes prédateurs sont des butineurs à l'âge adulte. Leur présence fournit aux plantes une
protection contre les ravageurs. Contrairement aux abeilles qui sont végétariennes au stade adulte et larvaire,
les guêpes, qui butinent pour la plupart au stade adulte, sont toutes carnivores au stade larvaire. Elles jouent un
rôle essentiel dans l'équilibre des populations d'insectes.
Pour la grande majorité des espèces, les guêpes sont des solitaires. Elles sont peu enclines à piquer et ne le
feront que si elles sont malmenées. La plupart des guêpes parasitoïdes en sont tout à fait incapables car elles
n'ont pas d'aiguillon.
Les guêpes sociales (qui font des nids en groupe) sont assez dociles lorsqu'elles butinent, mais elles sont bien
équipées pour défendre leur nid. La colonie mourra à l'hiver et les futures reines hiverneront quelque part dans
la nature. C'est la même chose pour les bourdons. Lorsqu'un nid s'installe à proximité, le contourner pour la
saison est souvent la chose la plus simple à faire, quand la situation le permet.
On est frappé par l'importance des fleurs dans l'équilibre de la nature. Leur présence est requise; elles sont loin
d'être essentiellement décoratives.
Les Guêpes
Guêpes du jardin Page 2
Dans l'ordre des hyménoptères, il y a deux sous-ordres:
les symphytes dont une lignée primitive serait à l'origi-
ne de tous les autres hyménoptères. Ils ne piquent pas.
1.
les apocrites qui ont une taille fine (guêpes, abeilles
et fourmis). Ils sont abondants et presque tous utiles.
2.
Ils ont des rôles essentiels, extrèmement importants :
parasitoïdes, prédateurs et pollinisateurs.
Il y a deux groupes:
les parasitoides qui sont des parasites qui tuent leur
hôte. Ils ont un ovipositeur, mais pas d'aiguillon.
les aculéates qui ont un aiguillon.
1. Les symphites (porte-scie, sawflies) n'ont pas de taille de
guêpe. Parmi eux, les siricidés (tremex et sirex) dont les larves font
des galeries dans le bois des arbres, et les tenthrèdes.
Les tenthrèdes sont nettement plus nombreuses ; leurs larves sont
phytophages et causent souvent des dégâts. Les adultes, souvent
colorés, peuvent se nourrir de nectar et/ou de pollen, ou être
omnivores. Certaines sont de bons pollinisateurs. Leurs larves
ressemblent à des chenilles. Comme les larves de papillons, elles
ont trois paires de vraies pattes à l'avant, mais elles ont un plus
grand nombre de fausses pattes (+ de 5). Elles peuvent être de
véritables pestes pour de nombreuses plantes à fleurs, et même
pour des fougères, prêles et mousses. Selon les espèces, les feuilles
sont mangées par les bords ou roulées et mangées de l'intérieur du
tube. Certaines tenthrèdes sont des « mineuses » qui font des
galeries dans les feuilles. Lorsqu'elles se sentent menacées, les
larves se dressent à l'unisson, en forme de S, tentant de dérouter
l'agresseur. Parmi les plus fréquentes au jardin, il y a certainement
les tenthrèdes du rosier, la tenthrède de l'ancolie et la tenthrède
du groseillier (némates du groseillier). Ces larves ont de nombreux
prédateurs naturels : oiseaux, musaraignes, insectes prédateurs et
de nombreux parasitoïdes.
Arge ochropus, ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
une tenthrède (introduite) du rosier
Larves de tenthrède © Domaine public
Tenthrède de l'ancolie
Pristiphora rufipes par Line Sabroe
(recadré), (CC BY-SA 2.0)
via Wikimedia Commons
Larve de tenthrède, recadrée
par Beentree (propre travail), GFDL,
ou CC BY-SA 4.0-3.0-2.5-2.0-1.0
via Wikimedia Commons
Tremex columba est gros (2-5cm), mais ne pique pas.
par Jenn Forman Orth,(recadré), (CC BY-NC-SA 2.0), via Flickr.
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes porte-scie 1
Guêpes du jardin Page 3
Ichneumon femelle, licence CC BY-SA 4.0, via Wikipedia
par Charlesjsharp (propre travail), de Sharp Photography
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
2. Les apocrites
Les parasitoides pondent sur ou dans un hôte. Au
stade larvaire, ils sont des parasites qui tuent leur hôte
et sont généralement des butineurs à l'âge adulte. Ils
ont un rôle essentiel dans le contrôle des populations
d'insectes. Parmi eux :
les ichneumoïdes
les chalcidoïdes
les cynipoïdes
les evannioïdes
Les ichneumoïdes (superfamille) ne piquent pas,
sauf pour de rares exceptions (sous-famille Ophioninae).
les ichneumons (+ de 8000 en Am. du Nord)
-
Ils sont solitaires, souvent colorés avec de longues pattes
et antennes.
les braconides (+ de 2000 en Am. du Nord)
-
Ils sont solitaires, souvent plus petits et plus ternes.
Certains parasitent les pucerons (Aphidiinae).
Les rhysses sont des guêpes solitaires qui parasitent,
grâce à leur long ovipositeur, les larves de siricidés
(tremex et sirex) dans les troncs d'arbres.
-
Chenille parasitée
© Domaine public
Chenille évidée ©Sylvie. Machabée
(vivaces.net)
Les ichneumons et braconides sont extrèmement abondants
et diversifiés. Ils difficiles a identifier et à départager. Ce sont
des guêpes solitaires qui parasitent et tuent d'autres insectes,
surtout des larves et pupes de lépidoptères et porte-scie,
mais aussi des mouches, coléoptères, etc. La plupart pondent
directement à l'intérieur de l'hôte grâce à l'ovipositeur dont
sont munies les femelles. Il n'y a pas d'aiguillon. Il peut y avoir
multiparasitisme (plusieurs parasites différents pour un seul
hôte) ou hyperparasitisme (le parasite est parasité).
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes parasitoïdes 1
Guêpes du jardin Page 4
Braconide probable, sur un cœur d'échinacée ©Sylvie. Machabée
(vivaces.net)
Pucerons parasités par des braconides de la
sous-famille des Aphidiinae, par Robert Nagel,
licence (CC BY-SA 3.0), via Wikimedia Commons
Une rhysse Megarhyssa macrurus lunator
par Mike McCarthy - Seney Natural History Association,
photo recadrée, licence (CC BY-SA 2.0),
via Wikimedia Commons
La rhysse Megarhyssa macrurus
parasite et tue les larves de tremex
qui creusent des galeries
dans les arbres affaiblis
Vidéo à voir
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes parasitoïdes2
Guêpes du jardin Page 5
Les chalcidoïdes (superfamille)
La plupart des chalcinoïdes sont très petits, ou même
extrèmement petits (1/30 de cm). Ces petites guêpes
pratiquent la polyembryonie, c’est-à-dire que l'œuf peut
se diviser jusqu'à produire un millier d'embryons
vivants. Les adultes se nourrissent surtout de nectar.
Ils parasitent les œufs de lépidoptères et d'autres
insectes. Leur spécificité serait liée à l'habitat et à la
grosseur des œufs, plutôt qu'à l'espèce. Ils sont
communs et on les trouve partout dans le monde où les
conditions sont favorables. Il serait facile d'en attraper
en donnant simplement quelques coups de filet dans les
brousailles, par une journée chaude.
Certaines familles (dont des Trichogrammatidae) sont
faciles à élever et sont largement utilisées en lutte
biologique. Elles permettent de lutter contre les
insectes ravageurs des cultures ou des forêts, sans les
effets pervers des pesticides.
Les cynipoïdes (superfamille)
Les cynipoïdes occasionnent des excroissances
(galles) sur certaines plantes, dont les framboisiers.
Les galles fournissent abri et nourriture aux guêpes,
mais ne nuisent pas à la croissance des plantes.
Galle de cynipidés
par Bj.schoenmakers
(Europe), licence
(CC0 1.0), via
Wikimedia Commons.
Femelle de Trichogramma sp (0,5 mm) en train de
pondre dans un œuf de Noctuidae (chenilles), par Dr Victor
Fursov (propre travail), (CC BY 4.0), via Wikimedia Commons.
Femelles de Trichogramma sp (0,5 mm) sur des
œufs de Sphingidae (chenilles), par Dr Victor Fursov,
(propre travail), licence (CC BY 4.0), via Wikimedia Commons.
Gasteruptidé ©Sylvie. Machabée (vivaces.net
Les Evannioïdes
(superfamille)
Les gastéruptiidés
Les gastéruptiidés adultes se nourris-
sent du nectar des fleurs, particulière-
ment des Apiacées (ombellifères).
Leurs larves parasitent le nid d'autres
hyménoptères.
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes parasitoïdes 3
Guêpes du jardin Page 6
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Guêpe coucou ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Certaines guêpes se nourrissent de nectar
et nourrissent leurs larves d'araignées.
2. Les apocrites (suiite)
Le groupe des aculéates compte entre autres :
les chrysidoïdes (guêpes coucou, et +)
les vespoïdes (guêpes sociales,
eumènes et pompiles)
les sphécoïdes (sphex)
les scolioïdes (guêpes scolioïdes, fourmis)
les apoïdes (guêpes apoïdes et abeilles)
Les chrysidoïdes (superfamille)
Au jardin, cette superfamille est souvent représentée par
des membres de la famille des chrysididés (guêpes coucou)
qui butinent aux fleurs. Ces jolies petites guêpes texturées,
aux couleurs métalisées se nourrissent de nectar et
de pollen. Les femelles pondent dans les nids des abeilles
solitaires ou d'autres guêpes. Leur larve dévorera l’hôte lui-
même, ainsi que les provisions qui y sont stockées.
Les vespoïdes (superfamille)
-pompilidés et vespidés principalement
Les pompilidés (famille)
Les pompiles sont des guêpes solitaires, prédatrices
d'araignées. On les voit souvent au sol, à la recherche d'une
proie, qui sera paralysée par le venin de leur aiguillon,
avant d'être placée dans leur nid. Le nid, fait de salive et de
boue, contient plusieurs cellules et plusieurs larves qui
seront toutes approvisionnées. À leur éclosion , les larves
auront à leur disposition de la nourriture fraîche. À l'âge
adultes, les pompiles se nourrissent de nectar.
Larve avec araignée en provision ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes 4
Guêpes du jardin Page 7
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Episyron quinquenotatus, un pompile. À noter, la petite guêpe présente en bas, à droite. ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Pompilidés
Guêpes du jardin Page 8
Les vespoïdes (superfamille) suite
Les vespidés (famille), principalement
- les vespinés (sous-famille)
- les polistinés (ou polistes) (sous-famille)
- les euménimés (sous-famille)
Les guèpes vespoïdes sont de grandes chasseuses,
toujours à la recherche de nourriture pour leurs larves.
Elles capturent beaucoup de chenilles, mais aussi
d'autres insectes. Les guêpes vespines et polistes vivent
en castes. Il y a la reine, les mâles et les ouvrières. Elles
construisent des nids de papier, faits de bois mâché et
de salive, qui grossissent avec l'avancée de la saison.
Les guêpes adultes s'alimentent de nectar ou d'autres
liquides sucrés. Plutôt dociles lorsqu'elles butinent, ces
guêpes sociales deviennent dangereuses lorsqu'elles
croient le nid menacé. Mieux vaut éviter de s'en
approcher. Les guêpes mourront à l'automne et le nid
sera abandonné. Sous un climat froid, comme au
Québec, seules les reines fécondées passeront l'hiver
cachées dans la nature. Le printemps venu, elles vont
établir de nouveaux nids.
La sous-famille des polistinés construit des nids
suspendus, moins élaborés, faits d'une seule rangée
d'alvéoles, sans protection extérieure.
Certaines personnes, surtout parmi celles préalablement
exposées au venin, font des réactions graves au venin.
Nid de vespinés Domaine public
Nid de polistes Domaine public
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Guêpe de la sous-famille des vespinés
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Guêpe de la sous-famille des vespinés
©Sylvie. Machabée (vivaces.net
Guêpe de la sous-famille des polistinés
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes 5
Guêpes du jardin Page 9
Les vespoïdes (superfamille) suite
• Vespidés (famille)
- vespinés, polistinés et euméninés (sous-familles)
Les eumènes sont solitaires pour la plupart. Peu d'espè-
ces sont sociales. Parce que certaines font des nids de
boue, parfois en forme de pot, elles sont connues sous le
nom de guêpes maçonnes ou guêpes potières. La plupart
cependant nichent dans des tiges creuses ou autres peti-
tes cavités. Les nids sont approvisionnés généralement de
chenilles et parfois de larves de coléoptères paralysées.
Ces gentilles petites guêpes abondent aux fleurs riches en
nectar.
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Eumène ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Nid sur mur de brique, par Pollinator at the English language
Wikipedia, GFDL ou (CC BY 3.0), via Wikimedia Commons.
Vidéo a voir
Contrôle des chenilles par les guêpes ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes 6
Guêpes du jardin Page 10
Chalybion californicum ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Sceliphron caementarium ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Les sphécoïdes (superfamille)
Les sphécidés sont d'assez grosses guêpes (env. 15 mm),
solitaires et peu agressives. Leur piqure serait cependant
mémorable. Plusieurs sphécidés adultes nourissent leurs
larves d'araignées, mais certaines espèces sont généralistes et
utilisent d'autres arthropodes. Les adultes se nourrissent
surtout de nectar.
Chalybion californicum (potière bleue) est une espèce
répandue qui nourrit ses larves d'araignées. Elle est ainsi
nommée parce que les femelles construisent des nids de
boue, souvent à l'abri d'un avant-toit. Elles rénovent parfois
de vieux nids de boue.
Sceliphron caementarium est une espèce également assez
fréquente, avec un mode de vie similaire. Elle nourrit ses
larves d'araignées et construit un nid fait de boue et de salive.
Les adultes se nourissent de nectar.
On les voit souvent non loin de l'eau, car elles ont besoin de
boue pour construire leurs nids qui sont généralement abrités
de la pluie.
Nid de boue par Keenan Pepper, (CC BY-SA 2.0), via Flickr
Nid de Sceliphron ouvert par Fritz Geller-Grimm,
licence (CC BY 3.0), via Wikimedia Commons
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes 7
Guêpes du jardin Page 11
Grand sphex doré (Sphex ichneumoneus) ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
sur Pycnanthemum mutatum
Grand sphex noir
Sphex pensylvanicus,
par Dennis Fernkes
© Public Domain,
Les sphécoïdes (superfamille) suite
Les sphex sont grands, 2 à 3 cm, et impressionnants.
Ces guêpes sont fouisseuses et un peu grégaires.
Elles construisent leur nid au bout de tunnels dans le
sol et nourrissent leurs larves de vraies sauterelles
(Tettigoniidae), une espèce par espèce de guêpe.
Comme pour beaucoup d'autres insectes, la taille de
leur population est limitée par la disponibilité en
nourriture et par les parasitoïdes. On dit que certains
oiseaux leur volent leur proie lorqu'elles retournent à
leur nid.
Comme les autres insectes fouisseurs, elles participent
à l'aération du sol.
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes 8
Guêpes du jardin Page 12
Guêpe tiphiide par Tom Murray, licence (CC BY-NC-ND 1.0)
via BugGuide
Fourmi avec pucerons ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Les scolioïdes (superfamille) comprennent
les tiphiidés (guêpes parasites)
les formicidés (fourmis)
Les guêpes de la famille des tiphiidés sont des
parasitoïdes qui pondent sur ou dans une proie et
n'alimentent pas leurs larves. Parmi les insectes,
introduits dans les années 20, pour combattre le scarabée
japonais, il y avait une guêpe tiphiidés, Tiphia vernalis, qui
s'attaque efficacement à leurs larves. Elle réussit bien
dans certaines régions des États-Unis, mais est plus lente
à s'établir que la mouche parasitoïde Istocheta aldrichi.
Formicidés (famille des fourmis)
Chez les fourmis, il n'y a que le stade reproducteur qui
soit ailé. Il y aurait une centaine d'espèces au Québec. Ce
sont les animaux les plus abondants sur terre. Elles sont
partout. Elles vivent toutes en colonies, formées d'une ou
de quelques reines, de mâles et d'ouvrières stériles.
Le nid est initié par une reine fécondée lors d'un vol
nuptial préalable. Tandis que les mâles meurent après ce
vol, la femelle (reine) fécondée se débarrasse de ses ailes,
creuse un trou et pond. Elle s'occupe elle-même des
premières larves qui prendront bientôt la relève. Ces
reines sont des reproductrices. Elles ne sortent plus et
peuvent pondre, à partir de la même réserve de sperme,
pendant 15 à 20 ans.
Éventuellement, la colonie grossit et se complexifie. Les
tâches sont multiples : nourrices, éboueuses, soldats,
maintenance, éclaireuses, réservistes, etc.. Comme chez
les abeilles, les jeunes assument le travail au cœur du nid,
tandis que les plus vieilles assument le travail à
l'extérieur. Personne ne dit à personne quoi faire. Des
études montrent que la coordination du travail se fait par
contact des antennes. Ce serait le rythme et la fréquence
des contacts avec les différents types de travailleurs qui
indiqueraient où sont les besoins.
Les fourmis sont souvent carnivores ou détritivores. Cer-
taines consomment des graines, des racines ou des cham-
pignons qu'elles cultivent. D'autres élèvent des pucerons
pour le miellat, et bien souvent, les plantes sont ainsi
protégées des autres ravageurs. Elles semblent bien
dérangeantes, mais sont souvent utiles car elles sont
prédatrices d'œufs et d'insectes nuisibles. Elles servent de
nourriture à la petite faune, participent à la pollinisation,
ainsi qu'au recyclage des matières organiques. Avec les
termites (plus au sud), elles ont un rôle indispensable
dans l'aération des sols arides, typiquement dépourvus de
vers de terre.
- Fourmis 9
Guêpes du jardin Page 13
Crabroniné ©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Nids sousterrains
Les apoïdes (superfamille)
(guêpes apoïdes et abeilles)
les guêpes apoïdes
Il y aurait plus de 300 espèces apoïdes au Québec.
Parmi les guêpes apoïdes, on voit souvent des
crabronidés au jardin. Ces guêpes étaient autrefois
regroupées avec les sphécidés, dont elles n'ont pas la
longue taille de guêpe. Les adultes se nourrissent de
nectar et chassent pour leurs larves, les arthropodes
spécifiques à leur espèce (pucerons, coléoptères,
punaises, papillons et mites, abeilles,cigales, grillons,
mouches, sauterelles, trémies, mantes et araignées..).
Quelques-unes se contenteraient de voler les captures
d'autres espèces.
Les membres de la sous-famille des crabroninés (Square
Headed Wasp) se caractérisent par une grosse te
carrée qui leur donne une allure particulière. On les voit
souvent butiner aux fleurs. Leurs proies seraient pour la
plupart, des mouches.
Certaines utilisent des tiges creuses ou autres petites
cavités, mais la plupart creusent des tunnels avec des
alvéoles, pour installer leurs larves dans le sol, d'où leur
surmon de "guêpes fouisseuses".
Les guêpes apoïdes seraient les ancètres des abeilles.
Leurs façons de faire des nids sousterrains sont
similaires.
HYMÉNOPTÈRES - Guêpes apoïdes 1
Guêpes du jardin Page 14
Bugguide
https://bugguide.net/node/view/15740
Sawflies Among Us (Family Tenthredinidae)
À partir de l’adresse <http://uwm.edu/field-station/sawflies-among-us/>
About bees, wasps and ants
À partir de l’adresse <http://www.bwars.com/content/about-bees-wasps-and-ants-british-and-irish-aculeate-hymenoptera>
Gasteruption
À partir de l’adresse <http://tolweb.org/Gasteruption/25832>
How to Attract Native Bees to Your Organic Garden
À partir de l’adresse <https://www.motherearthnews.com/organic-gardening/gardening-techniques/how-to-attract-native-bees-
zm0z13aszkin>
Parasitized Bees Are Self-medicating in the Wild, Dartmouth-led Study Finds
À partir de l’adresse <http://www.sciencenewsline.com/summary/2015090214370009.html>
Guide to Bumble Bees of the Eastern United States
https://www.fs.fed.us/wildflowers/pollinators/documents/BumbleBeeGuideEast2011.pdf
Bee Basics An Introduction to Our Native Bees
https://www.fs.fed.us/wildflowers/pollinators/documents/BeeBasics.pdf
Bumblebee Buzz Literally Makes Flowers Explode With Pollen
À partir de l’adresse <https://news.nationalgeographic.com/2017/02/honeybees-honey-insects-pollen-agriculture/>
Seasonality of salt foraging in honey bees (Apis mellifera)
À partir de l’adresse <https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/een.12375>
Solitary bee abundance and species richness in dynamic agricultural landscapes
À partir de l’adresse <https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0167880911002118>
Parasitized Bees Are Self-medicating in the Wild, Dartmouth-led Study Finds
À partir de l’adresse <http://www.sciencenewsline.com/summary/2015090214370009.html>
Sites internet
Guêpes du jardin Page 15
Les insectes d'intérêt agricole. Doucet, Roger. 2017. Les Éditions Berger.
Insects: Their Natural History and Diversity With a Photographic Guide to Insects of Eastern North America.
Marshal, Stephen. 2007. Firefly Books
Bees: An Identification and Native Plant Forage Guide. Holm, Heather. 2017. Pollination Press, LLC.
Minnetonka, Minnesota.
Attracting Native Pollinators. SThe Xerces Society. 2011. torey Publishing, North Adams, MA.
Pollinators of Native Plants: Attract, Observe and Identify Pollinators and Beneficial Insects with Native Plants.
Holm, Heather. 2014. Pollination Press, LLC. Minnetonka, Minnesota.
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https://archive.org/details/fp_Encyclopedia_of_Insects
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Guide d'identification et de gestion. Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec.
https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_identification-et-de-gestion-pollinisateurs-et-plantes-melliferes/p/PAPI0102-PDF
Livres
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