
L'illustration "three-monkeys" est une gracieuseté de Frits Ahlefeldt Founder Hiking.org, (CC BY-NC-ND 4.0) via Flickr
L'épuisement des ressources et la migration vers de nouvelles terres est le modèle traditionnel de notre société.
Mais, il n'y a plus d'ailleurs. Nous sommes au bout de la route et nous brûlons notre radeau. Nos façons de faire
doivent être questionnées à beaucoup de niveaux. L'histoire actuelle se distingue par la dimension sans
précédent de l'effondrement en vue. Températures extrèmes, dégradation sévère des sols, raréfaction de l'eau,
pollution généralisée, disparition accélérée de la vie marine et animale, surconsommation et surpopulation,
épuisement des ressources, famines et conflits en vue. Nous avons reçu des mises en garde (L'alerte des
scientifiques du monde à l'humanité: un deuxième avis , 2017) (version originale anglaise ici ). Pourrons-nous survivre?
Nous avons l'avantage de comprendre mieux que jamais les processus par lesquels notre planète peut maintenir
sa richesse et sa productivité. L'agriculture est largement responsable des problèmes environnementaux actuels
(Rapport de la Rapporteuse spéciale sur le droit à l’alimentation, ONU 2017). Elle est également porteuse d'espoir, car
elle pourrait aider à stabiliser le climat en favorisant la séquestration du carbone. En utilisant les processus
naturels, elle pourrait reconstruire les sols, stopper la désertification, améliorer la qualité de l'eau et supporter
une saine biodiversité. Elle pourrait éviter la famine et les conflits. Mais l'agriculture est assujettie à de très
puissants lobbies et l'immobilisme domine nos politiques.
"Étant donné que la plupart des dirigeants politiques répondent à la pression, les scientifiques, les
influenceurs des médias et les citoyens en général doivent insister pour que leurs gouvernements prennent
des mesures immédiates, comme un impératif moral pour les générations actuelles et futures d'humains et
d'autres espèces." (Extrait traduit de World Scientists’ Warning to Humanity: A Second Notice)
Ce qui est valable pour les terres agricoles, est valable pour les terrains résidentiels. Comme jardinier nous
pouvons agir sans tarder. Nos terrains sont plus que des décors. Ils peuvent être des réservoirs de vie. Au jardin,
le sol vivant et la biodiversité doivent être au coeur de nos préocupations.
La plupart des photos de la série "Jardiner dans un monde mutation" ont été prises avec une caméra numérique compacte (Canon
700 HS) par l'auteure, Sylvie Machabée aux jardins de Les VIVACES de l'Isle, à Bécancour, Qc. La réutilisation du matériel est
autorisée avec référence à la source.
Jardiner dans un monde en mutation