
©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
Boutons de roses infestés de pucerons
2 semaines plus tard
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©Sylvie. Machabée (vivaces.net)
les larves de coccinelle sont au travail
Même appliqués à large échelle, les pesticides chimiques
n’ont pas réussi à réduire les pertes de récoltes durant les 40
Parce qu'en plus de tuer les ravageurs, ils tuent aussi les
prédateurs et les pollinisateurs.
Parce qu'une résistance aux pesticides se développe
La résistance des insectes aux pesticicides est particulière-
ment fréquente et rapide dans les monocultures de plantes
génétiquement modifiées. Nullement choisies pour leur
robustesse ou leur résistance, ces plantes sont plutôt
sélectionnées pour leur bon fonctionnement avec les
herbicides et les pesticides. Parce que le marché des produits
chimiques et celui des semences appartiennent aux mêmes
intérêts, c'est un cercle vicieux, qui demande toujours plus de
pesticides obligatoires. Côté santé humaine, des liens ont été
établis entre les pesticides et les cancers, la maladie
d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les troubles
endocriniens, les troubles du développement et la stérilité,
Tous ces pesticides tuent un grand nombre d'animaux et
occasionnent une perte de biodiversité dangereuse et
moralement inadmissible. Il est aussi extrèmement périlleux
de laisser la cupidité et les intérêts financiers détruire les
espèces qui sont à la base des fonctionnements planètaires.
Le Rapport de la Rapporteuse spéciale sur le droit à l’alimen-
tation (ONU, 2017)(1) émet des inquiétudes concernant les
atteintes aux populations de prédateurs par les pesticides, car
c'est toute l'efficacité de la lutte naturelle aux ravageurs qui
est en péril. Les prédateurs ont un rôle inestimable dans la
protection des végétaux. Ils sont les principaux agents de
contrôle des insectes. Les ravageurs ne développent aucune
résistance contre eux. La prédation par les insectes sert
souvent à nourrir les larves. Les insectes chasseurs et
parasitoïdes adultes sont souvent des butineurs qui souffrent
de l'absence de fleurs et de la perte d'habitats.
Lorsque les plantes sont attaquées par un ravageur, elles
émettent souvent des composés volatils qui alertent les
plantes avoisinantes qu'une attaque est imminente. Les
plantes averties peuvent alors initier des mécanismes de défense avant d'être attaquées. Les prédateurs peuvent
souvent percevoir les signaux émis par les plantes et trouver ainsi leurs proies. Certaines plantes sont des chimistes
hors pair et les signaux émis peuvent être précisément formulés pour attirer le prédateur spécifique d'un ravageur.
Mieux encore, les chenilles qui se nourriront du feuillage peuvent dégager des composés volatils attirant encore
Les jardins peuvent offrir des habitats pour nombre de prédateurs naturels. En offrant les ressources et les abris
nécessaires, le jardin profite de leur protection. Liés à plusieurs facteurs, le temps de réaction des prédateurs est
variable (souvent de l'ordre de 2 à 3 semaines) et l'efficacité n'est jamais totale car les prédateurs disparaîtraient au
final. Mais dans un jardin "habitable" et diversifié, les problèmes sont peu nombreux et les populations de
ravageurs restent à des niveaux acceptables.
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PROTECTION DES VÉGÉTAUX
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Invertébrés du jardin Page 15